Le Jardin Grenat

   Après avoir traversé la fraîcheur du sous bois, nous sommes attirés au centre du terrain, d'où le jardin Grenat jette ses feux.


  Un Physocarpus opulifolius "Diabolo", un Cotinus coggygria "Royal Purple" constituent la base du parterre... J'y ai ajouté un rosier rouge, Rosa moyesii "Geranium" dont on voit ici les fruits et un Prunus x cistena tous deux tués par l'armillaire.

 

   Au printemps les Euphorbia amygdaloïdes "Purpurea" rappellent la note acide, mêlées cette fois  aux Heuchera "Pluie de feu" et à des tulipes rouges. Ophiopogon planiscarpus "Nigrescens" et Imperato cylindra "Red baron", ourlent ce parterre avec un plantain à feuillage rouge. 
Les feuillages au ton grenat commencent à se déployer quand arrivent les pivoines, les ancolies, les iris. Une clématite "Mme Julia Correvon" fleurit dans le Physocarpus. 





   Arrive l'été : pour réveiller les rouges sombres, je plante le seul dahlia que j'apprécie pour sa stature  "Bishop of Llandaff" et le Crocosmia "Emberglow", des polygonums de toutes sortes qui couvrent bien le sol et ont réussi à endiguer la propagation des anémones japonaises.
  Les asters, dont celui qui s'accorde le mieux à ces teintes, l'Aster "Andenken an Alma Pötschke", annoncent la fin des floraisons. Pour la hauteur,  des graminées feront leur effet parmi les cierges parfumés de Cimicifuga racemosa 'Brunette" et le rosier "Wilhelm", un increvable de chez "Eve". 




   
  Ne manquent plus que les topazes pour compléter la parure. Nous nous y dirigeons en traversant la pelouse.

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Le jardin Topaze

  Eblouis par tant de flamboyance, nos yeux réclament des tons plus reposants. Traversons la pelouse pour rejoindre l'entrée.


   Des bruyères et trois bouleaux, un genêt et voilà un bon départ... mais je suis très vite dépassée. A vingt ans les bouleaux sont coupés pour ensoleiller le terrain, le genêt a dépéri et voilà un nouvel espace pour de nouvelles aventures. 


  Le rose des bruyères au printemps s'allie merveilleusement aux tulipes rose pâle, comme au jaune des spirées et des jonquilles. Le parfum sucré des genêts se mêle aux effluves plus acides des narcisses.

  Plus tard au printemps, éclosent le Magnolia x loebneri "Leonard Messel" et le Cercis "Avondale" accompagné de pivoines et d'iris de Florence. Les parfums nous envoutent.


   De l'été à l'automne quelques graminées sont les compagnes des aux, des glaïeuls de Byzance, des agapanthes, des lys. Les aériennes Gaura s'inclinent sur les asters pendant que s'épanouit un des derniers arbuste à fleurs bleues ; le Vitex agnus-castus.





  Opale, Cobalt, Corail, Agate et Topaze sertis en une parure dans son écrin de verdure, nous appellent et nous aspirent, nous captivent et nous transportent vers d'autres coins du jardin. 


   Après avoir fait le tour du jardin Topaze, nous retrouvons l'entrée et montons les marches vers la maison.  



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L'escalier d'entrée


   Les marches de l'entrée, fréquentées tout au long de l'année, se doivent d'être plaisantes en toutes saisons. Des Euonymus, un Cotoneaster rampant, un Pinus mugo, un Chamaecyparis obtusa "Nana", des daphnés, des buis panachés sont là pour arrondir les angles et apporter de la couleur et des parfums en hiver. 




   Mais il n'y a pas que les feuillages pour apporter du panache à l'hiver, les floraisons du Prunus subhirtella "Autumnalis", de la viorne fragans ou Viburnum farreri, des Sarcoccoca et du Lonicera fragantissima caressent nos sens de doux effluves.



   
  Avec le printemps s'ajoutent les odeurs sucrées des viornes, des orangers du Mexique, des daphnés, des osmanthes et des narcisses. Et plus tard, les pivoines au parfum plus musqué leur succèdent.




En été c'est l'explosion de couleurs plus chaudes... les potiches ajoutent leur grain de folie à l'ensemble. 

  Les rosiers sont nombreux mais pas trop sophistiqués. Il faut qu'il poussent sans nécessiter trop de soin. J'ai surtout choisi des rosiers moschata et rugosa après plusieurs essais infructueux de ce que nous offrent les catalogues.


  
   
  Et vous voilà arrivés sur le seuil, il n'y a plus qu'à sonner, mais vous ne m'y trouverez plus et depuis, tout cela a disparu...





  Nous poursuivons notre découverte du jardin en passant de l'autre côté de l'auvent pour descendre le talus vers le petit bois... 




Suivez moi. 




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Le petit bois



  Pour arriver au petit bois il nous faut descendre le talus et retourner vers le Jardin Agate. Nous longeons la remise qui est devenue une splendeur avec ses plantes palissées... jusqu'à ce que les campagnols y élisent domicile. Les premières à en souffrir furent les clématites et surtout la très opulente et parfumée Clématis montana alba.
 
  



Clematis "Mme Le  Coultre", rosiers "Mme Caroline Testout" et "Leverkusen"



  Akebia quinata, Lonicera periclymemum "Belgica", Clematis macropetala, Clematis "Lasustern" dans "Mme Le Coultre".



Nous arrivons au petit bois...


  Il a été créé sous les premiers arbres plantés : Betula pendula "Tristis", Magnolias kobus et grandiflora "Exmouth". Des rhododendrons qui m'ont été offerts y ont naturellement trouvé leur place, puis pour l'été des hortensias dont le génial Hydrangea macrophyllya "Ayesha".

  L'extraordinaire Zelkova serrata "Variegata" acquis en scion chez Maurice Laurent (merci Momo) illumine le tableau. Comme vous voyez, la remise est toute nue, après le passage des campagnols. 😡



 


Atmosphère, atmosphère ... printanière puis estivale.




  Vue à partir du jardin Corail dont on aperçoit les Crocosmia "Emberglow" : au pied du Magnolia kobus, s'épanouit l' Hydrangea macrophylla “Ayesha” toujours plus opulent...

   Les fruits en automne ne sont pas en reste. Ceux du Nandina domestica  rutilent tout l'hiver et se mêlent à sa floraison printanière.


    


 Un dernier regard sur le Magnolia kobus.

  

Il n'y a pas de bois sans sous bois. Les floraisons profitent des rayons du soleil printanier.



  Les bulbes percent en premier : s'y mêlent narcisses et tulipes sauvages, éranthis, scilles, un pétasite variegata, hellébores foetides, fleurs des elfes, sceaux de Salomon et un polypode...





La promenade n'est pourtant pas terminée... mais avant prenons quelque repos sous le tilleul. 



Nous venons de : L'escalier d'entrée                                                                       Et allons :   Sous le Tilleul